En Allemagne, le différend politique concernant les réformes du cannabis s'intensifie : l'Union demande une nouvelle loi, mais de nombreux chercheurs y voient peu de nécessité. L'Institut fédéral allemand des médicaments et des produits médicaux ainsi que d'autres associations scientifiques argumentent que la réglementation actuelle est suffisante et qu'une réforme sans données probantes pourrait poser des problèmes. Ce scepticisme est pertinent pour la Suisse, car l'Allemagne, avec environ 83 millions d'habitants, représente le plus grand marché d'Europe et les décisions politiques qui y sont prises donnent le ton pour l'ensemble de la région.
Pour les consommateurs suisses de CBD, ce débat signifie : les critiques des chercheurs allemands soutiennent l'approche scientifique que la Suisse poursuit également – à savoir fonder les réglementations sur des données probantes et non sur des demandes politiques. Tandis que l'Allemagne débat encore de réformes fondamentales, la Suisse a créé un cadre stable avec sa limite pragmatique de 1 % de THC et son marché du CBD établi. Cela montre que chaque demande politique ne doit pas nécessairement conduire à une modification de la loi si les scientifiques donnent le feu vert.
La divergence allemande persistante entre la politique et la recherche le montre clairement : les cadres réglementaires doivent être basés sur des données, non sur la perception. La Suisse peut observer ce processus et en tirer des enseignements – en particulier en ce qui concerne les ajustements futurs du cadre du CBD. Pour ceux qui souhaitent suivre les développements dans l'espace germanophone, des rapports actuels sont disponibles sur Google News : Cannabis Allemagne.